lundi 28 septembre 2009




Mondrian,
on peut ne jamais aimer ses oeuvres
mais c'est un homme sympa
un artiste du XXeme siècle
qui, après l'invention de la photographie
découvre la vue du ciel
de tout ce qui l'entoure
il trouve amusant toutes ces taches
que sont ses amis
ces grands traits que sont ces routes
ces formes géométriques qui remplacent ses maisons et tout le tralala
alors il dessine comme il l'a vu, en donnant une esthétique générale,
il montre l'autre réalité, la vue du haut, l'humour
juste dans ces tableaux
qui semblent etre des collections abstraites
de formes qui ne veulent rien dire
et qui pourtant s'appellent, et c'est amusant pour celui-là
"broadway boogie woogie"

l'art se mêle à la musique
la joie
le dynamisme
les pulsations lumineuses et colorées
jazz
danse
humour

jeudi 10 septembre 2009

Et un message, un

Voilà ce fragment de texte issus de la réécriture du Mahabharata par Jean-Claude Carrière. Ça a été un pur moment de magie lorsque j'ai parcouru ces phrases si merveilleuses et que je suis entrée dans une mythologie aussi envoutante. Le meilleur livre que j'ai pu lire de toute mon année et à la fois le début d'une passion inexplicable pour l'Inde et tous ces aspects positifs et bons.


"Les commencements sont souvent secrets"

"Impossible de ne pas le reconnaitre. On le voyait partout, dans tous les temples, dans tous les lieux sacrés. Genesha, que Parvati, l'épouse du grand dieu Shiva, crée elle-même, par ses propres moyens. Il était à sa naissance un superbe garçon. Sa mère lui demanda de garder la porte de sa demeure, et de ne laisser entrer personne, car elle désirait prendre un bain. Alors Shiva survint, ignorant la présence de cet enfant. Il voulut entrer dans sa demeure. Genesha lui barra le passage: ma mère m'a demandé de ne laisser entrer personne, personne n'entrera! Shiva, rendu furieux, convoqua ses troupes féroces, il leur commanda de déloger cet enfant obstiné, mais Ganesha leur résista, il les repoussa, les dispersa, les écrasa. Il éclatait d'une force surnaturelle. Même les hordes de démons échouaient à forcer le passage, car l'enfant défendait sa mère. Shiva ne put le vaincre que par la ruse. Il se glissa derrière lui et subitement lui coupa la tête, qu'il jeta au loin. Alors Parvati, trouvant son fils décapité, fut possédée de fureur et menaça de détruire toutes les forces du ciel. Shiva savait que sa colère était si haute, et si juste, qu'elle avait le pouvoir de supprimer les dieux. Vite, pour l'apaiser, il ordonna de fixer sur le corps de l'enfant la tête de la première créature rencontrée sur le chemin. C'était un éléphant. Ainsi naquit le dieu des écrivains, des musiciens, quelquefois même des voleurs, Ganesha, gourmand, ironique et tendre, celui qui calme les querelles.Il est à supposer que Vyasa et l'enfant marquèrent un moment de surprise, comme à chaque fois qu'on rencontre un dieu. Ganesha, qui portait un casque doré tout brillant de pierres précieuses, s'assit tranquillement à même le sol et dit à Vyasa: -J'ai entendu dire qu'on cherchait un scribe pour le grand poème du monde. Eh bien, me voici.-Es-tu vraiment venu pour écrire mon poème ?demanda Vyasa. -Je te l'ai dit."[...]Quoi qu'il en soit, voici comment Vyasa parla de lui-même. Ces paroles nous furent transmises par la main rondelette de Ganesha, qui courait sur le papier brun:-Un Roi qui chassait dans une forêt s'endormit. Il rêva de sa femme et son sperme jailit. Quand le roi se réveilla, et qu'il vit ce sperme sur une feuille, il appela un faucon et lui dit: Porte vite mon sperme à la reine. Mais le faucon fut attaqué par un autre faucon, le sperme tomba dans un fleuve, un poisson l'avala. Quelques mois plus tard, un pêcheur ramena ce poisson, il l'ouvrit et trouva dans son ventre une toute petite fille, qu'il appela Satyavati. Elle grandit, elle devint très belle, mais par malheur elle dégageait une épouvantable odeur de poisson. Tout en écrivant, Ganesha s'étonnait, souriait, balançait sa trompe et laissait s'échapper des bruits de gorge qui montraient le plaisir qu'il prenait déjà à l'histoire."

Le Mahâbhârata
J'aurai adoré enrichir ces pages de tout ce que j'ai pu apprendre de curieux pendant mon année d'histoire de l'art, mais il faut croire que je ne m'y tient pas. Par hasard j'ai décidé de revenir après avoir empli mon unique page d'un grand silence. J'ai seulement pensé que je pourrai me servir de cet espace pour y jeter toutes mes petits travaux et mes pensées futiles touchant à l'art afin de ne plus voir trainer toutes ces choses sur mon bureau d'ordinateur. Quel dommage, c'est du recyclage.

mardi 17 mars 2009

oh pardonnez mes péchés quand à mon écriture très orale mais j'aime ça.



















Psychée et Amour


Ce que vous avez devant les yeux, et en tant que premier article réellement porté sur une œuvre, devrait être le manifeste de mes gouts artistiques, et pourtant ne l'est pas. Il s'agit d'une œuvre néoclassique. Un courant qui ne me sensibilise que très peu et qui aurait plutôt tendance à me repousser tout simplement. Le néoclassicisme, courant moderne entre deux siècles, (la fin du XVIIIeme et le début du XIXeme) est le successeur du courant Baroque exubérant, dramatique, courbe ... mais s'y oppose. (amateurs d'art ou simples intéressés vous avez surement déjà noté que les courants artistiques se suivaient au fil des siècles en s'opposant systématiquement au précédant pour se définir comme plus novateur ..). Comment s'opposer au baroque si excessif? En redécouvrant comme ce fut si souvent le cas dans de nombreuses étapes de la chronologie artistique, la pensée et le raisonnement antique tout bêtement. Synonyme de rigueur, de raison, d'ordre, de simplicité et de perfection, l'art antique romain ou grec amène les artistes néoclassique à faire dans l'historiscisme. Un "bel" arrêt selon moi dans la profonde recherche personnelle et la création originale pour une génération qui avait jusque là laissé son imaginaire prendre les formes les plus souples et les plus débordantes et qui en arrive à rechercher un temps perdu à l'aide de sujets usés jusqu'à la moelle (......) ^^
Bien sur que je suis catégoriquement catégorique et fermée comme un bec d'anchois et qu'il existe de très belles performances de la part d'artistes ô combien célèbres (oui je pense à toi Jacques-Louis David) qui cherchent à traiter de manière incroyable les thèmes du patriotisme, de l'héroïsme, du stoïcisme etc... Mais là n'est pas le sujet bordel, je cherche juste à déprimer le lecteur sur cette période de retour en arrière malheureux où l'art ne progresse pas sur le plan de "l'innovation". Je fais ça dans un but bien au delà du plaisir de décrier quelque chose de grand, celui de vous amener à sortir cette œuvre de son contexte "dépitant" (oui répétez le "dépitant", ça m'apportera la joie de vous avoir encré quelque chose dans le crane ce matin) et de vous ébahir sur la technique et la sensibilité de Canova.


Je veux être brève mais précise maintenant; s'il y a une seule chose à voir, à apprécier réellement, c'est ce que l'artiste à réussi à offrir à l'aide de ce baiser; la suspension du temps.
Il s'agit là d'un baiser des plus tendre de par la position des bras, peut-être même du regard, mais surtout, le plus bel espace créé par l'artiste est celui entre les lèvres des deux amants.
Rien ne se passe réellement, mais tout est en attente et ça en devient presque (érotique?).
Un espace (..) sublime.
Tout suggère la sensualité, que ce soit la technique utilisée pour le traitement d'un marbre si joliment poli qui caractérise parfaitement la pureté des corps, le suggestion de la sensualité par la nudité, le baiser à venir...

Ce que l'attente est belle.

dimanche 8 février 2009

Il est bien plus facile de trouver sa place face à l'art que de présenter l'art à travers des articles, peur d'être critiquée pour ma vision naïve, je me permet de me répéter sur le fait que je ne suis là que pour donner un point de vue personnel sur l'art,

A quoi servent-donc ces historiens de l'art ? Il n'est pas difficile à mes yeux, pour chacun d'entre nous, d'admirer le travail d'un artiste, sa vision, l'esthétique de ses œuvres. Une œuvre ne se suffit-elle donc pas à elle-même ? Pour moi, il y a ceux qui , heureux, aiment par le regard, à travers la beauté représentée, la beauté de la représentation et d'autres qui ne se suffisent plus de ce simple "coup d'œil", qui ne tiennent plus à l'idée de ne pas percer le mystère de la signification de l'œuvre. A la sortie des musées, les premiers sont ravis d'avoir offert à leurs deux yeux multiples beautés et découvertes, les seconds, emplis de curiosité n'ont vu à travers ce musée qu'une grande question; "qu'ai-je vu?"

Se plonger dans un livre, dans des interviews d'artistes, dans un documentaire sur la période historique qui a enfantée l'œuvre, rechercher etc peuvent être des conséquences directes à ces questionnements afin d'aboutir à des réponses, des soulagements de la curiosité.

Sans l'intervention de ce que je vois comme des petits "neutrons" qui gravitaient et gravitent inlassablement autour de l'artiste ou de son univers, l'écriture de tels ouvrages ou l'approche de la vision d'un artiste semble impossible. Historien de l'art, cela peut se manifester comme l'intermédiaire sensible entre l'univers artistique parfois très complexe pour le simple visiteur dans une galerie et ce dernier. L'historien de l'art recueille les propos à la fois sur l'histoire et l'art, il enquête, interprète, offre la vision d'un champ artistique la plus proche possible de ce que l'artiste a cherché à véhiculer de par son talent tout en la magnifiant de son point de vu personnel, de son ressenti.
L'histoire de l'art est la dernière branche à se manifester aussi pleinement de façon visuelle et elle amplifie largement l'intervention de l'art dans notre quotidien à travers des reportages culturels et la création de revues et livres.

(Allez courage tout va bien se passer)

J'avertis les lecteurs, je suis une immature penseuse, je ne réponds pas souvent ni pleinement à mes questions sur le thème de l'art, alors imaginez les vôtres sur ce thème. Aussi, j'ai tendance à aimer varié, attendez-vous à des chroniques décousues et rapiécées au rythme de mes coup de coeurs. Ce que j'attends de ce blog ce serait, plutôt que de m'exercer à des critiques sur l'art, un lieu confortable où noter mes avis personnels sur des oeuvres plus ou moins connues et un rendez-vous plus ou moins régulier entre mes pensées et l'écriture. Autant dire sincèrement que dans mes études d'histoire de l'art, je ne me sens qu'à "l'enfance" de la connaissance et que j'espère que ces pages pourront m'aider à me rendre compte de mes quelques acquis personnels au fil du temps et d'une quelconque évolution dans mes pensées sur le thème de l'art par la même occasion.
Je vais même me concentrer très fort sur ces oeuvres merveilleuses à chaque essai afin de vous en offrir la plus belle éloge, de vous ouvrir la fenêtre sur mes sentiments et ressentis et de vous obliger à poursuivre votre lecture, et peut-être à aimer à votre tour =)