oh pardonnez mes péchés quand à mon écriture très orale mais j'aime ça.Psychée et Amour
Ce que vous avez devant les yeux, et en tant que premier article réellement porté sur une œuvre, devrait être le manifeste de mes gouts artistiques, et pourtant ne l'est pas. Il s'agit d'une œuvre néoclassique. Un courant qui ne me sensibilise que très peu et qui aurait plutôt tendance à me repousser tout simplement. Le néoclassicisme, courant moderne entre deux siècles, (la fin du XVIIIeme et le début du XIXeme) est le successeur du courant Baroque exubérant, dramatique, courbe ... mais s'y oppose. (amateurs d'art ou simples intéressés vous avez surement déjà noté que les courants artistiques se suivaient au fil des siècles en s'opposant systématiquement au précédant pour se définir comme plus novateur ..). Comment s'opposer au baroque si excessif? En redécouvrant comme ce fut si souvent le cas dans de nombreuses étapes de la chronologie artistique, la pensée et le raisonnement antique tout bêtement. Synonyme de rigueur, de raison, d'ordre, de simplicité et de perfection, l'art antique romain ou grec amène les artistes néoclassique à faire dans l'historiscisme. Un "bel" arrêt selon moi dans la profonde recherche personnelle et la création originale pour une génération qui avait jusque là laissé son imaginaire prendre les formes les plus souples et les plus débordantes et qui en arrive à rechercher un temps perdu à l'aide de sujets usés jusqu'à la moelle (......) ^^
Bien sur que je suis catégoriquement catégorique et fermée comme un bec d'anchois et qu'il existe de très belles performances de la part d'artistes ô combien célèbres (oui je pense à toi Jacques-Louis David) qui cherchent à traiter de manière incroyable les thèmes du patriotisme, de l'héroïsme, du stoïcisme etc... Mais là n'est pas le sujet bordel, je cherche juste à déprimer le lecteur sur cette période de retour en arrière malheureux où l'art ne progresse pas sur le plan de "l'innovation". Je fais ça dans un but bien au delà du plaisir de décrier quelque chose de grand, celui de vous amener à sortir cette œuvre de son contexte "dépitant" (oui répétez le "dépitant", ça m'apportera la joie de vous avoir encré quelque chose dans le crane ce matin) et de vous ébahir sur la technique et la sensibilité de Canova.
Je veux être brève mais précise maintenant; s'il y a une seule chose à voir, à apprécier réellement, c'est ce que l'artiste à réussi à offrir à l'aide de ce baiser; la suspension du temps.
Il s'agit là d'un baiser des plus tendre de par la position des bras, peut-être même du regard, mais surtout, le plus bel espace créé par l'artiste est celui entre les lèvres des deux amants.
Rien ne se passe réellement, mais tout est en attente et ça en devient presque (érotique?).
Un espace (..) sublime.
Tout suggère la sensualité, que ce soit la technique utilisée pour le traitement d'un marbre si joliment poli qui caractérise parfaitement la pureté des corps, le suggestion de la sensualité par la nudité, le baiser à venir...
Ce que l'attente est belle.
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